Quelques trucs et astuces pour optimiser votre traitement
Quelle est la période idéale pour
commencer le traitement ?
• Celles et ceux qui se prononcent privilégient
l'automne - hiver, selon le schéma : commencer
en novembre, être plus ou moins mal vers Noël (les
fêtes ne permettant pas de trop gros festins), renaître
au printemps et se refaire une santé aux beaux jours.
• Le traitement semble difficilement supportable lors des
grosses chaleurs. Il semble également plus supportable
la nuit (alors que l’on peut prendre un léger somnifère
pour s’endormir) que durant la journée. C’est
pourquoi, il est judicieux de faire sa piqûre en
fin d’après-midi, début de soirée
plutôt que le matin.
• En cas d'Hépatite aiguë, la question du choix
de la période n'a pas loisir d'être posée…
Comment bien se préparer
au traitement ?
Préparation physique
Peu semblent avoir fait une véritable préparation
physique et certains disent le regretter.
Il ne paraît pas inutile de mettre physiquement l'organisme
dans une dynamique énergétique (sport
de loisir, gymnastique, marche, vélo, yoga…) tout autant
que de traiter autant que faire se peut les
autres petits problèmes annexes (dos, dents, sommeil,
digestion…) qui pourraient entraîner des gênes éventuellement
douloureuses s'ajoutant à celles possibles du traitement.
Préparation psychologique
Se préparer à l'idée de livrer
et gagner un combat : pensée positive, sophrologie…
Beaucoup utilisent, vis à vis du virus, un langage particulier.
Langage guerrier : déclaration de guerre, ultimatum, combat,
destruction totale, ennemi à abattre… Langage plus jovial,
vis à vis du traitement comme la notion d'ami, d'allié,
de compagnon avec qui «il faut faire avec» …
• S’efforcer à une alimentation la plus "saine",
équilibrée et diversifiée que l'on puisse.
• Supprimer totalement (si possible) l'alcool, le tabac.
• Veiller à un sommeil en quantité et de bonne
qualité.
• Dans la mesure du possible et avant de commencer : évacuer
le maximum de choses contraignantes (retard de travail, diverses
charges administratives en cours, grand nettoyage de la maison…).
Préparation de l’entourage
Si l'entourage immédiat est présent et semble
réceptif (famille, travail, amis) : prévenir
d'une possible indisponibilité (fatigue) et
d'éventuelles perturbations relationnelles (irritabilité).
Il est d’ailleurs judicieux d’aller aux consultations
avec son compagne ou sa compagne, avec un ami, un parent, une personne
en qui on a confiance. Cela permet d’être deux pour
comprendre ce qui se passe et à deux, c’est
toujours plus facile.
Que craindre durant le traitement ?
Il paraît peu probable qu'un même individu
cumule tous les effets secondaires mentionnés sur
les notices des produits.
Certains patients ne connaîtront quasiment pas de désagréments
; alors que d'autres pourront en ressentir plusieurs comme :
Le syndrome pseudo-grippal : …ainsi nommé
car les sensations sont semblables à celles de la grippe
(courbatures, "tête prise", frissons…).
Le paracétamol fera souvent bien l’affaire pour diminuer
ces désagréments.
La fatigue : Enormément de personnes traitées
se plaignent d'une fatigue quasi permanente.
Les médecins semblent avoir encore beaucoup de mal à
vraiment prendre en compte cette fatigue et tout autant à
la quantifier objectivement. Cette fatigue liée au traitement
s'ajoutant à celle symptomatique de l'hépatite.
Chacun annonce ses "cocktails" personnels
ou prêts à l'emploi mais attention car tout
ne convient pas à tous. Il est donc toujours préférable
d'en parler avec son médecin ou son pharmacien.
Les vitamines, les oligo-éléments
utilisés anarchiquement pouvant produire des surcharges
ou des surdosages entraînant à leur tour d'autres
problèmes.
En revanche les fruits de saison et le chocolat
peuvent être consommés à l'envi.
Les produits "speedants" (caféine)
pourront être utilisés modérément
pour une journée difficile, mais le contre coup se fera
sentir le lendemain. Prudence donc.
Beaucoup de gens évoquent également un problème
avec le fer : il semble donc préférable
d'éviter les cocktails qui en contiennent
en grande quantité.
Cette appréciation de "la fatigue" est
parfois difficile à imputer, tout comme les difficultés
relationnelles ; quasiment tous insistent sur la nécessité
de s'encombrer le moins possible de préoccupations désagréables
et/ou d'un environnement hostile : préférer régler
un maximum de choses avant le traitement, ou les remettre à
plus tard.
L'idéal est, pour ceux qui le peuvent, de se reposer "à
la demande" ; les coups de pompe sont violents mais ne durent,
en général, pas très longtemps : une sieste
de quelques dizaines de minutes peut parfois suffire pour autant
que l’on n’oublie pas le sommeil réparateur
d’une bonne nuit.
Lors des nuits suivant les soirs de piqûres, c'est aux aurores
que peut survenir le syndrome pseudo-grippal jusqu'à éventuellement
réveiller l'intéressé. Certains utilisent
des anxiolytiques plus ou moins régulièrement et
à doses plus ou moins fortes pour mieux dormir.
Là encore, les obligations matérielles et domestiques
permettront si possible de se laisser aller aux demandes de son
corps et de ne pas forcément faire un problème d'une
mauvaise nuit, si la possibilité de récupérer
dans la journée est offerte.
Selon les rythmes de la médecine chinoise, chaque
organe a son heure ; l'heure du foie est vers 3 heures
du matin, sensiblement variable d'un individu à l'autre.
Les hépatites étant des agressions du foie, celui-ci
peut être en état de surchauffe vers cette heure
et alors ne pas permettre un sommeil nocturne de bonne qualité
; surchauffe à laquelle s'ajoute une nuit sur deux les
conséquences de l'activité de l'interféron
(durant 5,6 à 12 heures).
L’état physique général
: C'est un des problèmes qui semble commun à tous.
Certains se disent «ramollis, à l'état de
méduse», quelques- uns évoquent des douleurs
musculaires ou dorsales récurrentes et tentent d'y remédier
par la kinésithérapie, l'ostéopathie, le
yoga…
Tous disent aussi avoir la volonté de forcer la machine
et pratiquer un minimum d'activités physiques : gym douce,
marche, vélo...
Il semble important de veiller à conserver une
bonne image de soi, le traitement n'embellit pas et les
miroirs sont parfois redoutables : amaigrissements, teint et yeux
jaunes, cernes, peau sèche…
Une alimentation riche en protéines est
importante (éviter trop de viandes rouges).
Si pour des raisons de mode de vie une telle alimentation n'est
pas possible, il est préférable de consulter un
médecin ou un nutritionniste qui pourra
éventuellement prescrire LE bon complément
alimentaire plutôt que de prendre des bonnes résolutions
qui pourraient ne pas tenir longtemps. Les autocontraintes
ne sont pas compatibles avec le traitement !
La peau sèche : Un autre souci qui revient régulièrement
est celui de la peau sèche : chacun, en fonction de ses
moyens, de sa culture et de l'importance qu'il(elle) accorde à
l'esthétisme y répondra de différentes façons.
On peut néanmoins conseiller d'éviter les
savons trop agressifs, d'utiliser des crèmes
hydratantes, de consommer des corps gras
(huile d'olive) ou encore des gélules d'huile de Bourrache.
En cas de problèmes plus spécifiques, consultez
un dermatologue et si possible, le mettre en «liaison»
avec votre hépatologue.
La sécheresse des muqueuses est également souvent
évoquée.
Les cheveux : D’autres encore disent avoir
plus ou moins perdu leurs cheveux : certains préconisent
la coupe très courte
ou l'usage de différents produits capillaires réparateurs
vendus en pharmacie.
Autres…
Pour certains, s'ajoutent divers maux qui peuvent n'avoir aucun
rapport avec le VHC, mais qui entraînent leur lot de désagréments.
Beaucoup parlent de vagues diverses à propos des effets
secondaires, le pic semblant arriver vers le deuxième mois,
suivi d'une période de plus ou moins bonne adaptabilité
jusqu'au terme du traitement.
20% environ des malades traités abandonnent à ce
deuxième mois. Il faut tenter de tenir le coup
pour ne pas avoir souffert pour rien durant deux mois et devoir
envisager ensuite une autre solution, voire un second traitement,
alors que les conditions de remboursement ne sont favorables à
«une seconde chance» !
L’état moral et relationnel : beaucoup
de personnes utilisent des anxiolytiques pour obtenir un meilleur
sommeil, mais aussi pour suppléer à un état
moral souvent fluctuant, voire dépressif. Quelques-uns
utilisent ou ont utilisé des antidépresseurs.
Certains parlent du sentiment d'être dans une «bulle»,
dans laquelle chacun peut se sentir plus ou moins bien mais est
peu enclin à la communication vers l'extérieur car
il est souvent dit que les autres ne comprennent pas, entraînant
alors, soit un repli renforcé vers soi-même
pour fuir les autres ou ne pas les blesser, peser sur
eux, soit une agressivité vis à vis de cet extérieur
qui ne perçoit pas toujours clairement la réalité
des symptômes et qui peut parfois les imputer à une
paresse ou au fait de profiter de ce statut de "malade"
et ainsi accuser ledit malade de s'écouter. Si on a eu
la possibilité de prendre la précaution d'éliminer
le maximum de choses et les …gens fâcheux, ces quelques
mois d'introspection peuvent être mis à profit pour
se laisser aller à ne faire que ce qui réjouit et/ou
pratiquer la méditation ou l'écriture… loin
de la fureur du monde.
Comment se faire aider ?
D’une façon générale et pour mieux
supporter les contraintes du traitement, il ne faut pas hésiter
à en parler avec :
• son médecin traitant
• son spécialiste, pour des problèmes spécifiques,
notamment d’ordre psychologique
• les associations de patients qui sont à votre disposition
pour une écoute et un soutien
Encore un petit truc…
Pensez à avoir dans un endroit
précis de la maison (et ne pas devoir toujours le rechercher)
un petit calepin dans lequel vous noterez toutes les questions
qui vous passent par la tête et sans complexes car
il n’y a jamais de «sottes questions». N’oubliez
pas de l’emporter avec vous quand vous allez chez votre médecin.
C’est utile car beaucoup de malades nous rapportent qu’ils
se sentent frustrés en sortant de la consultation car ils
sont tellement stressés devant le médecin qu’ils
ont oublié de leur poser telle ou telle question, lesquelles
restent, dès lors, sans réponse durant trop longtemps.

Même si c’est difficile, essayons de cultiver
l'art de distraire la douleur !…
Tenez bon !
«Aujourd’hui», comme tous les jours
de la vie, est un «cadeau»,
c’est pourquoi on l’appelle «présent».
Tenez bon !
Nous aimons utiliser les expressions
«Se mettre entre
parenthèses»
ou encore
«Se faire plaisir
sans modération»
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