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Faut-il traiter tout le
monde ?
NON ! Tous les patients atteints d’hépatite C chronique ne nécessitent pas un traitement. Le résultat de la biopsie du foie, parfois couplé avec d’autres examens (fibrotest, fibroscan…) est nécessaire à la prise de décision de traiter ou non. Actuellement un traitement est préconisé de traiter un patient si le score d’activité (A) ou de fibrose (F) est supérieur ou égal à 2, et en l’absence de contre-indications, telles que atteinte grave du coeur, cirrhose décompensée, baisse trop importante des globules rouges, des globules blancs, des plaquettes sanguines, dépression, psychose en évolution… Toutefois certains patients désirent se faire traiter au plus tôt (cas d’une jeune femme qui souhaiterait d’abord guérir avant d’envisager une maternité, par exemple) même si la fibrose est peu marquée et si l’activité virale est faible. C’est possible. Il faut toujours décider après avoir posé toutes les questions voulues à son spécialiste, lequel est le plus à même à vous conseiller quant à un traitement à entamer ou non. Il ne faut pas avoir l’obsession de son virus. Il vaut mieux tenter de « vivre avec » pour ceux qui ne nécessitent pas un traitement. Qui sont ceux qui ne nécessitent pas de traitement ? C’est difficile à dire car tout être humain est unique en son genre. C’est pourquoi seule une discussion franche avec son spécialiste est indispensable avant toute décision. Il y a évidemment tous ceux et toutes celles qui présentent des contre-indications. Pour les autres, on peut parler de «cas par cas». Par exemple, si Fabian âgé de 75 ans sait qu’il a été contaminé voici deux mois. Etant donné que la maladie évolue lentement, il y a très peu de chances que Fabian décède d’une cirrhose ou d’un cancer du foie. Dès lors, suivre un traitement ne servirait pas à grand-chose … sauf à encaisser des souffrances inutiles (effets secondaires probables et difficiles à supporter). |