Portrait du virus C
• 2. Distribution du génotype
La distribution du génotype est variable suivant les
régions du globe. Chez nous, les génotypes les
plus souvent rencontrés sont les génotypes 1a, 1b, 2a,
2b, 2c, 3a et 4a.
Les génotypes du VHC sont, de manière significative, associés
à certains modes de transmission. C’est le cas pour le
génotype 1b qui concerne principalement les
gens qui ont été contaminés par transfusion
sanguine et pour les génotypes 1a et
3a qui concernent surtout les personnes contaminées
par toxicomanie intraveineuse.
Le génotype ne semble pas conditionner la sévérité
de la maladie. Par contre, le génotype 1b est
associé à une moins bonne réponse aux traitements
par rapport aux génotypes 2 et 3.

Distribution des génotypes du VHC en fonction de la source présumée
d'infection.
Si les génotypes 1b et 2 étaient responsables de la majorité
des contaminations avant 1970, on observe, chez les patients infectés
plus récemment, une diminution de ces deux génotypes au
profit des génotypes 3 et 1a, et encore plus récemment
du génotype 4.

Distribution des génotypes du VHC en fonction de la période
présumée de contamination
Source : MEDECINE/SCIENCES 2002 ; 18 : 315-24 Françoise
Roudot-Thoraval
D’après P. Simmonds et P. Marcellin
Complèté par «l’hépatite C» de
Jean-Michel Pawlotsky et Daniel Dhumeaux
Fang et al. Clin Liver Dis 1997
Le génotype 5 se trouvait exclusivement en Afrique du Sud mais
récemment, on a trouvé des génotypes 5 en Belgique
principalement dans la région de Courtrai au départ et
à ce jour… un peu partout… !
Dans les pays industrialisés, les génotypes les plus prévalents
sont les sous-types 1a, 1b, 2a, 2b, 2c, 3a et 4a. En Europe de l’Ouest,
le génotype 1 (sous-types 1a et 1b) est responsable de 60 à
65 % des infections, tandis qu’environ 20 % des malades sont infectés
par le génotype 3a.
Les autres génotypes (2a, 2c et 4a) sont responsables des cas
restants.
Avant l’identification du VHC et l’utilisation de tests
sérologiques pour la qualification des dons de sang, le génotype
1b a été principalement transmis par la transfusion sanguine,
alors que les génotypes 1a et 3a ont largement diffusé
chez les usagers de drogues par voie veineuse. Au cours des 10 dernières
années, la proportion de génotypes 1a et 3a a augmenté
par rapport au génotype 1b, car l’usage de drogues
par voie veineuse est aujourd’hui la première cause de
transmission du VHC, responsable d’environ 70 % des nouveaux
cas.
La prévalence du génotype 4a s’accroît
également dans la population des usagers de drogues.
Source : «Hépatite
C» de Jean-Michel Pawlotsky et Daniel Dhumeaux

Martinot-Peignoux et al. J Viral Hepat 1999