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Portrait du virus C

Le virus de l’hépatite C est un organisme vivant minuscule d’apparence très rudimentaire.
De forme grossièrement arrondie, il est constitué, de l’extérieur vers l’intérieur, d’une enveloppe molle contenant des lipides et des protéines, d’une coque rigide appelée capside et du génome, courte molécule d’ARN contenant l’information génétique qui lui permet de se multiplier dans les cellules.

Malgré cet aspect anodin, c’est un agent infectieux très bien adapté à la survie dans un milieu hostile. Il pénètre dans l’organisme d’un individu lorsque le sang de ce dernier entre en contact avec celui d’un porteur du virus, par exemple, à la suite d’un échange de seringues entre toxicomanes ou, de façon accidentelle, lors d’une intervention chirurgicale avec du matériel mal stérilisé. La circulation sanguine transporte le virus jusqu’au foie. Le virus se fixe alors à la surface des principales cellules du foie, les hépatocytes, grâce à des protéines de surface jouant le rôle de récepteurs, pénètre dans ces cellules et détourne à son profit la machinerie cellulaire pour fabriquer un grand nombre de nouveaux virus.

Libérée dans la circulation, cette descendance peut infecter à son tour de nouveaux hépatocytes. La reconnaissance par l’organisme de la présence de cet agresseur étranger provoque une réponse immunitaire, mais le virus a la capacité de la rendre moins efficace et de muter rapidement pour lui échapper. Ceci explique que, contrairement à de nombreux virus, celui de l’hépatite C est rarement éliminé au cours de la phase aiguë de l’infection (hépatite aiguë). Celle-ci aboutit en effet, dans plus de 80% des cas, à une infection persistante qui ne guérit jamais sans traitement.

Au cours de l’infection chronique, de très nombreux hépatocytes sont infectés et produisent de très importantes quantités de virus. On estime qu’un malade infecté produit environ 1.000 milliards de virus chaque jour. Ceux-ci sont rapidement détruits, mais immédiatement remplacés par d’autres. Ainsi, l’agresseur a rempli son objectif : il a pénétré un organisme accueillant et trouvé l’endroit le plus confortable (le foie), il s’y est installé pour longtemps et peut y donner naissance à une nombreuse progéniture.


Le VHC


(Comité Français d’Education pour la Santé – CFES)


Famille des flaviviridés (fièvre jaune, dengue, virus du Nil occidental)
ARN simple brin (6 génotype)

Geert Leroux-Roels - Center for Vaccinology - Ghent University and Hospital

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