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L’obésité est une cause de résistance au traitement

L'obésité est un phénomène en constante augmentation en Belgique, particulièrement depuis ces vingt dernières années, où elle a progressé de manière fulgurante. On estime aujourd'hui que 20 à 30% des habitants de notre pays présentent un excès de poids.

L’obésité est une maladie chronique qui demande une approche médicale de long terme, tenant compte de quatre facteurs indispensables: une modification de l'alimentation, une augmentation de l'activité physique, des adaptations du mode de vie et un traitement médicamenteux sous contrôle médical. Il est urgent de considérer les problématiques de perte de poids sous cet angle, et non plus exclusivement sous un angle saisonnier et léger.

Source : www.lasante.be



Remarque : N’oublions pas la mesure du tour de taille !
La mesure du tour de taille permet d'identifier un excès de graisse au niveau du ventre.
Lorsque le tour de taille est supérieur à 90 cm chez la femme (en dehors de la grossesse) ou 100 cm chez l'homme, on considère qu'il y une obésité abdominale.
L'obésité abdominale est associée à un risque accru de diabète, d’hypertension et de maladie vasculaire.

Parmi les facteurs de résistance au traitement de l’hépatite chronique C, on trouve l’obésité et l’insulinorésistance. Les mécanismes de résistance au traitement sont particulièrement complexes....
Des études devraient préciser si un simple surpoids est aussi un facteur de mauvais pronostic et si l’amaigrissement des sujets entraîne une amélioration des résultats virologiques. Cette découverte pourrait également inciter à mettre au point des protocoles thérapeutiques spécifiques pour les sujets obèses et/ou diabétiques.

De plus en plus de cas de NASH !

NASH
est un terme anglais qui veut dire «non alcoholic steatosis hepatitis» ou, en clair, stéatose hépatique non alcoolique.
Stéatose veut tout simplement dire «foie gras». La stéatose hépatique correspond à l'accumulation de corps gras (essentiellement des triglycérides) à l’intérieur des cellules du foie.

La NASH s'observe essentiellement chez les individus obèses le plus souvent présentant d'autre part un syndrome (ensemble de symptômes) se caractérisant par une résistance de l'organisme à l'insuline associée à un diabète et une hyperlipémie (augmentation du taux des graisses dans le sang). Cette hyperlipémie se caractérise essentiellement par une hypertriglycéridémie (augmentation du taux des triglycérides dans le sang) associée à des taux bas de HDL cholestérol *. L'insuline est l'hormone sécrétée naturellement par le pancréas permettant de diminuer le taux de sucre dans le sang.

* Fraction du cholestérol contenue dans les lipoprotéines de type HDL. Il est admis que celui-ci constitue la fraction "protectrice" du cholestérol car il existe une relation inverse entre la concentration en HDL-cholestérol et la fréquence des complications cardiovasculaires. Les lipoprotéines de type HDL interviennent dans l'épuration du cholestérol.

Au début de cette pathologie, on constate une élévation modérée des transaminases et de la gamma glutamyl transférase (gamma GT). Il s'agit d'une variété d'enzymes (protéine permettant à l'organisme, à l'état normal, d'opérer certaines réactions biochimiques nécessaires à son bon fonctionnement).
On constate également parfois une hyperferritinémie (élévation du taux de ferritine dans le sang). La ferritine est une protéine associée à un sucre (glucide), riche en fer, fabriquée par le foie et permettant le stockage du fer dans la rate, la moelle osseuse et le foie.
On constate également une hyperuricémie (élévation du taux d'acide urique dans le sang).

EPIDEMIOLOGIE

Dans les hépatites C, la fibrose est plus fréquente si l'IMC est élevé et s'il existe une stéatose. Dans les cirrhoses cryptogénétiques, la stéatose est multipliée par deux en cas d'obésité. Dans ces cas, 80 % des malades sont insulinorésistants alors qu'ils ne sont que 10 % dans les cas de cirrhoses avec hépatite C. Le taux de mortalité par hépatocarcinome est corrélé à l'insulinémie où le risque est nettement augmenté. La NASH se retrouve de 0,5 à 3 % dans les cas nécessitant une transplantation hépatique.

EXAMENS

L'échographie affirme la présence de graisses dans le foie.
La fibrose liée à cette affection ne peut pas être appréciée par l'échographie. L'inflammation non plus.
La biopsie du foie fait partie des examens complémentaires permettant de poser le diagnostic de NASH avec certitude. Dans les trois quarts des cas, la stéatose est associée à la pénétration de cellules inflammatoires et à une perte d'élasticité des tissus de cet organe (fibrose). C'est la raison pour laquelle cette affection est parfois confondue avec une inflammation du foie liée à une intoxication alcoolique. D'autre part, il existe quelquefois une cirrhose, une nécrose (destruction par mort des hépatocytes ou cellules hépatiques) et la présence de nodules de régénération. La biopsie permet de faire la différence entre les formes bénignes autrement dit la stéatose elle-même et les formes sévères c'est-à-dire la NASH et la cirrhose.

Un examen non invasif et simple a été développé et validé comme nouveau biomarqueur pour prédire la présence ou l'absence de NASH : ce NashTest est calculé à l'aide d'une combinaison de 10 marqueurs biochimiques très concentrés dans le sang et simples à mesurer. Le diagnostic de Nash est exprimé en trois classes : N0= Pas de Nash - N1= Nash possible - N2= Nash.

Source : http://www.biopredictive.com/news/news_item.2006-11-16.8310807167/fr

EVOLUTION

La stéatohépatite (ou stéatose hépatique) est susceptible de se compliquer de cirrhose et d’hépatocarcinome. 80 % des cancers y sont liés.

Les critères de gravité pour cette affection sont les suivants :

• La répartition des graisses. Ainsi, les patients présentant une concentration graisseuse plus importante au niveau de l'abdomen ont un risque de complications plus élevé que les patients ayant une quantité de graisses élevées au niveau des fesses. Donc, au final, ce n'est pas la quantité totale des graisses de l'organisme qui importe mais bien la répartition de celles-ci.
• Élévation importante du HDL cholestérol (= « mauvais cholestérol »)
• Glycémie élevée associée à une insulino résistance
• Âge supérieur à 40 ou 50 ans
• Élévation des transaminases (ALAT ASAT) et surtout le rapport ASAT/ALAT supérieur à une unité (sachant habituellement que l'ALAT est supérieur à l'ASAT)*

* Des transaminases (ASAT et ALAT dénommés antérieurement GOT et GPT), qui sont des enzymes libérées par le foie en cas de lésion de cet organe, sont augmentées de façon variable.

Diagnostic différentiel

L'orientation diagnostique vers une stéatohépatite est possible devant un contexte clinique évocateur. C'est-à-dire qu'il est nécessaire d'avoir éliminé les autres maladies susceptibles d'entraîner une élévation des enzymes hépatiques telles que (liste non exhaustive) pour pouvoir faire le diagnostic de la NASH :

• Une intoxication alcoolique chronique
• Une hépatite liée à une infection par un virus B (antigène HBs négatif)
• Une hépatite liée à une infection par un virus C (anticorps anti VHC négatif)
• Une hépatopathie (affection du foie) liée à la prise de médicaments
• Une hyperferritinémie (excès de ferritine dans le sang) pour une autre maladie
• Une hémochromatose* de nature génétique

* Imprégnation des tissus de l'organisme par des pigments ferrugineux (dépôts de fer). L'hémochromatose touche essentiellement la peau et le foie, mais aussi le cœur, le pancréas et les glandes endocrines (hypophyse en particulier).

Source : http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/steatohepatite-non-alcoolique-7315.html


Stéatose X 250

Source : http://www.snfge.asso.fr/05-Interne-Chercheurs/0B-internes-etudiants/Objectifs/publication4/218.html


Mieux vaut...

• Réduire l'apport en calories: moins de graisse, plus de fruits, plus de légumes.
• Faire régulièrement de l'exercice physique (marcher, nager, faire du vélo, prendre plus souvent les escaliers, moins souvent la voiture). Même si les premiers efforts paraissent minimes, ils sont essentiels : ils représentent le début de votre démarche.
• Intégrer ces modifications dans la vie de tous les jours.
• Consulter votre médecin selon l'importance de l'obésité.

Attention ! si ...

• Arrêt du sport
• Arrêt du tabac
• Grossesse
• Ménopause
• Insuffisance thyroïdienne
• Histoire familiale d'obésité
• Régimes et fluctuations de poids répétés
• Antécédent personnel de prise de poids de plus de 5 kg
• Certains traitements, en particulier hormonaux (en discuter avec votre médecin)
• Suite d'interventions chirurgicales gynécologiques
• Difficultés psychologiques, professionnelles, familiales ou autres, changement d'habitude de vie : déménagement, changement de travail...
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