| L’alcoolisme n’est pas une contre-indication … mais mieux vaut s’abstenir !
Dans la liste des facteurs d’échec potentiel du traitement antiviral de l’hépatite C, l’alcoolisme occupe une place privilégiée, du fait de sa fréquence et de ses conséquences. Chez les patients infectés par le virus de l’hépatite C (VHC), la prévalence de l’intoxication alcoolique est comprise entre 16% et 40%. En règle générale, l’abstinence est recommandée pendant les 6 mois qui précèdent la mise en route du traitement antiviral. De plus, dans les essais contrôlés consacrés à l’évaluation des traitements, on exclut dans l’immense majorité des cas les sujets alcooliques.
Pour évaluer votre dépendance
à l’alcool, posez-vous ces 4 questions : Si vous avez répondu oui deux fois, il vaut mieux en parler avec votre médecin. Source : www.soshepatites.org Une étude transversale américaine
permet de mieux comprendre les interactions entre consommation d’alcool
et traitement de l’hépatite C. Elle a inclus 4061 sujets
infectés par le VHC, dont 726 (18%) ont reçu un traitement
antiviral par une association interféron et ribavirine. L’exposition récente à l’alcool a des conséquences plus palpables :
Il faut toutefois souligner que si on exclut de l’analyse les malades ayant interrompu leur traitement, le caractère péjoratif d’un alcoolisme actuel perd de sa significativité statistique (25% de réponses virales soutenues vs 23%). Il en découle qu’un patient souffrant d’alcoolisme ne devrait pas être exclu a priori d’un traitement anti VHC. Un soutien adapté devrait lui être offert afin qu’il puisse compléter son traitement. Dr J-L Mirandole
– Référence : Bhupinder SA et al. |