UI / l = unité internationale
par litre de sang
Variations physiologiques et pathologiques.
Augmentation des valeurs :
Sujet âgé
Surcharge pondérale
Surveillance de l'alcoolisme : Si les taux sont supérieurs
à 2 fois la normale, c'est un signe d'imprégnation alcoolique.
Lors du sevrage, les taux diminuent de 50% en 8 à 10 jours.
Affection du foie ou des voies biliaires : hépatite, cancer
du foie, cholestase, stéatose.
Autres pathologies : infarctus du myocarde, néphropathie, transplantation
(rénale, cardiaque), diabète, hyperthyroïdie, pancréatite,
cancer du pancréas, cancer du sein, mélanome, atteinte
broncho-pulmonaire, hyperlipoprotéinémie.
Médicaments pouvant interférer dans le dosage et ayant
tendance à augmenter les taux : anticonvulsivants, certains
anti-cancéreux, antidépresseurs, contraceptifs oraux.
Phosphatases alcalines.
Intérêt du dosage.
Les phosphatases alcalines sont des enzymes présentes partout
dans l'organisme mais surtout dans le foie, les os, l'intestin, les
reins et les globules blancs. Son dosage présente un intérêt
dans les atteintes du foie, des os et certains cancers.
Valeurs normales.
Si dosage effectué à 37°C (valeurs plus basses si
dosage effectué à 30°C) :
| Adulte |
Adulte > 60 ans |
Enfant |
| 40 - 100 UI /l |
50 - 130 UI /l |
90 - 450 UI /l |
Variations physiologiques et pathologiques.
Diminution :
Insuffisance hépato-cellulaire sévère
Augmentation :
Chez l'enfant et jusqu'à l'adolescence (fraction osseuse)
Grossesse (2ième et 3ième trimestre)
Cholestases, hépatomes, métastases hépatiques
(surtout dans cancers colo-rectaux), cirrhoses, lithiases et tumeurs
biliaires, cancer du pancréas.
Maladie de Paget, tumeurs et métastases osseuses, ostéomalacie
et rachitisme (carence en vitamine D), ostéodystrophie rénale,
hyperparathyroïdie.
Cancer du sein, de l'ovaire, de l'utérus, des testicules, de
la prostate.
Transaminases.
ALAT soit Alanine Amino Transférase ou GPT
et
ASAT soit Aspartate Amino Transférase ou GOT
Intérêt du dosage.
Les transaminases sont des enzymes libérées dans le
sang par le foie en cas d’agression. L’augmentation des
transaminases suggère en général qu’il
y a une hépatite, c’est-à-dire une inflammation
du foie. Il n’y a pas de relation directe entre l’augmentation
des transaminases et les symptômes de l’hépatite,
ni entre le niveau des transaminases et l’importance des lésions
du foie (fibrose).
Valeurs normales.
Si dosage effectué à 37°C (valeurs plus basses si
dosage effectué à 30°C) :
| GOT |
0 - 40 UI /l |
| GPT |
10 - 45 UI /l |
Variations physiologiques et pathologiques.
Diminution :
Grossesse
Déficit en vitamine B6
Augmentation :
Surcharge pondérale, obésité (surtout GPT)
Hépatites virales et infectieuses aiguës
Hépatites médicamenteuses et toxiques
Ischémie ( = diminution ou arrêt temporaire de la vascularisation
d’une région) hépatique
Atteinte hépatique secondaire à une maladie auto-immune
(lupus, polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie, vascularite.)
Hémochromatose
Maladie de Wilson
Tumeurs hépatiques
Alcoolisme (avec cirrhose, hépatite, stéatose)
Infarctus du myocarde (surtout GOT)
Myopathies, cytolyse musculaire
Médicaments pouvant interférer dans le dosage :
Anticonvulsivants, contraceptifs oraux, médicaments toxiques
pour le foie en traitement prolongé.
Bilirubine.
Intérêt du dosage.
La bilirubine est un pigment présent dans la bile et en faible
quantité dans le sérum. Lorsque la bile s'accumule (problème
d'élimination), cela provoque un ictère (jaunisse).
On distingue la bilirubine dite libre ou indirecte, toxique pour le
cerveau. Elle risque de s'accumuler chez le nouveau-né quand
le foie n'est pas encore tout à fait mature : c'est l'ictère
physiologique du nouveau-né. La bilirubine dite conjuguée
ou directe augmente dans les cholestases. L'ensemble : bilirubine
libre + bilirubine conjuguée constitue la bilirubine totale.
Valeurs normales.
| |
Bilirubine totale |
Bilirubine libre = indirecte |
Bilirubine conjuguée = directe |
| > 1 mois et
adulte |
3 -10 mg /l |
2 - 7 mg /l |
1 -3 mg /l |
Variations physiologiques et pathologiques.
Valeurs plus élevées chez l'homme et chez le nouveau-né.
Grossesse : diminution lors des deux premiers trimestres.
Augmentation de la bilirubine libre (=indirecte) :
Anémies hémolytiques (hémolyse toxique, médicamenteuse,
infectieuse ou parasitaire, hémoglobinopathies, maladie de
Minkowski-Chauffard, accident de transfusion.)
Incompatibilité foeto-maternelle
Problème de conjugaison de la bilirubine : syndrome de Criggler
Najjar, maladie de Gilbert, ictère du nouveau-né.
Augmentation de la bilirubine conjuguée (= directe) :
Cholestases, hépatites virales, atteintes hépatiques,
obstructions biliaires (calculs biliaires, pancréatite, tumeur
du pancréas, inflammation des canaux biliaires, kyste du cholédoque,
tumeur de l'arbre biliaire), absence de dilatation des voies biliaires
...
Remarques :
D’autres dosages enfin, sont des marqueurs spécifiques
d’une maladie particulière du foie comme par exemple
le dosage de l’alpha fœto-protéine (AFP) : Marqueurs
tumoraux. L’alpha fœtoprotéine est une protéine
qui peut être produite par le foie dans différentes circonstances,
notamment en cas de cancer, parfois de cirrhose.
Intérêt du dosage.
L'alpha-foetoprotéine est une glycoprotéine présente
dans le sérum du foetus ; elle disparaît normalement
dans les semaines qui suivent la naissance ; une faible partie passe
dans le sang maternel en cours de grossesse. Le dosage, dans le sang
maternel et dans le liquide amniotique, sera effectué dans
les grossesses à risque pour rechercher une anomalie du tube
neural chez le foetus ou d'autres malformations.
D'autre part, l'alpha-foetoprotéine est un marqueur tumoral
augmenté dans certains cancers, en particulier hépatocellulaires.
Valeur normale.
Sérum, chez l'adulte : < 10 ng /ml
Variations pathologiques (Sérum adulte).
Augmentation :
Carcinomes hépatocellulaires, hépatites aiguës
et chroniques, cirrhoses (10 à 30 % des cas)
A la différence de l’hépatite B, il n’existe
pas de marqueurs biologiques spécifiques pour suivre l’évolution
de l’hépatite C (avec ou sans traitement) et souvent, un
examen histologique (étude du tissu) pratiqué par «
la ponction biopsie hépatique » ou d’autres examens
non-invasifs (fibrotest, fibroscan...) sont nécessaires pour
suivre l’évolutivité de la maladie.