
Parce que …
Parce que les hépatites virales nous concernent tous.
Parce que l’hépatite C contamine 7 fois plus que le sida
et tue actuellement 4 fois plus de personnes.
Parce que chaque année, 3 à 4 millions de personnes sont
nouvellement infectées par le virus C.
Parce que l’on estime à 2 milliards le nombre de personnes
infectées par le virus B dont environ 10 % deviendront des porteurs
chroniques.
Parce que comment supporter qu’un jeune risque de mourir pour
un papillon tatoué sur le bras, un anneau fixé dans son
oreille ou une seringue partagée entre copains ?
Parce que comment accepter de se voir contaminé tout simplement
à cause d’une transfusion ou d’un matériel
mal stérilisé ?
Parce que comment supporter l’effondrement social, familial qui
accompagne trop souvent cette pathologie ?
Parce que trop de gens confondent hépatite C avec hépatite
A, B ou sida.
Parce que trop de gens associent cirrhose à alcoolisme, fatigue
à paresse…
Parce que trop de gens ont peur d’une contagion alors qu’il
suffit simplement de respecter quelques mesures d’hygiène.
Parce que trop de gens ne savent pas…
Parce que la Belgique est le parent pauvre de l’Europe en matière
de prévention, d’information, de dépistage, d’accès
aux traitements…
Une association comme le CHAC se devait de naître.
Les buts de l’association s’articulent autour des axes
suivants :
Cette prise de conscience collective doit se faire dans le plus grand
respect des particularités et des intérêts de chacun.
Les milieux médicaux sont très sensibles
aux multiples problèmes liés aux hépatites virales.
Ils ont estimé que, d’ici 2010, on assisterait à
l’émergence d’une plus large population de malades
atteints depuis 20 à 30 ans dont la dégradation du foie
poserait un sérieux problème de santé publique
sans parler des retombées aux niveaux professionnel, social et
économique…
• nous voulons interpeller les Pouvoirs Politiques.
Il est vrai qu’on ne peut pas être un malade serein, apaisé
et confiant dans l’avenir si la société dans laquelle
on vit a peur des hépatites, par manque de connaissance probablement,
juge à tort, place le malade au banc des accusés ou l’
exclut tout simplement de son environnement.
• nous voulons informer, sensibiliser sans créer
de panique.
Au fil des jours nous avons réalisé que les malades ont
un profond besoin de reconnaissance et surtout une volonté d’échange
entre eux afin de pouvoir partager leur vécu, tirer profit de
l’expérience d’autrui.
• nous voulons rassembler en tenant compte des intérêts
et des particularités de chacun, sans exclure.
• nous voulons accompagner sans assister.
Nous avons également ressenti que les malades ne se
satisfont plus de la vieille attitude du patient passif face à
son médecin, de la faiblesse face au pouvoir de guérir,
de l’ignorance face au savoir. Le patient veut se prendre en charge,
comprendre et se battre aux côtés de son médecin
qui devient, dès lors, son associé, son guide, son complice.
Et c’est ensemble qu’ils vaincront l’ennemi dans un
climat de confiance mutuelle allant bien au-delà de la simple
prescription médicale.
• nous voulons associer le monde médical à
notre combat.
Le CHAC se veut donc être en permanence le TRAIT
D’UNION, être au quotidien le CARREFOUR
entre les différents acteurs (scientifiques, médicaux,
sociaux, administratifs et politiques) qui luttent pour AMELIORER
la QUALITE DE VIE du malade.